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queenofsheba12456
22 nov. 2021
In Océanie et îles
Un clin d' oeil à tous les amoureux inconditionnels des Marquises... et il y en a parmi vous ! Le 50e Salon des Marquises s'est ouvert vendredi au parc des expositions de Mamao, inauguré par le Président du Pays et le Haut-Commissaire. Rendez-vous culturel particulièrement attendu chaque année à Tahiti, l'événement réunit une cinquantaine de stands, représentant le travail de 70 artisans marquisiens issus de 24 associations différentes. Comme chaque année, les visiteurs pourront découvrir pendant toute la semaine, du 19 au 28 novembre, les différentes coutumes marquisiennes et les spécificités de chaque île dans le plus pur respect des traditions. Des tiki, penu, umete sculptés à partir de bois noble, d’os, de roche ou de pierre fleurie, des tapa issus des écorces d’arbre à pain, de banian ou de mûrier, ainsi que des parures en os et en graines, révèlent toute la richesse et la créativité d'une culture ancestrale. Au programme également, des démonstrations de tatouage, sculpture, fabrication et peinture sur tapa, de confection de colliers en graines ou encore de spécialités culinaires typiques, sans oublier l’incontournable préparation du kumu hei, un bouquet de fleurs odorantes que l’on retrouve dans les couronnes.
Salon des Marquises : un rendez-vous à ne pas manquer content media
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queenofsheba12456
19 mai 2021
In Océanie et îles
Vous trouverez ci-après la copie d'une déclaration émanant du Ministère des Outremer. Evolution du dispositif des motifs impérieux et de quarantaine pour les déplacements entre les Outre-mer et l’Hexagone Communiqué complet du ministère des Outre-mer : "En parallèle des assouplissements des mesures sanitaires dans l’Hexagone, et sur la base d’une analyse de la situation épidémiologique et de l’avancée de la vaccination sur chaque territoire ultramarin, le Gouvernement a décidé, après concertation, d’alléger le dispositif des motifs impérieux justifiant les déplacements ainsi que les mesures de quarantaine qui s’imposent aux voyageurs souhaitant se déplacer entre les Outre-mer et l’Hexagone. Entre Saint-Pierre-et-Miquelon et l’Hexagone : levée des motifs impérieux à partir du 19 mai. Ce territoire étant Covid-free, des mesures fortes de contrôle sont encore nécessaires pour éviter l’importation du virus depuis l’Hexagone. Un test PCR négatif de moins de 72h avant le départ vers Saint-Pierre-et-Miquelon continuera à être exigé. Les voyageurs resteront soumis à une quarantaine stricte et contrôlée de 7 jours à l’arrivée sur le territoire, à l’issue duquel ils devront être testés négatifs. A compter du 9 juin, les voyageurs vaccinés (c’est-à-dire ceux dont le schéma vaccinal est complet*) ne seront plus soumis à un arrêté de quarantaine, mais il leur sera toujours recommandé de s’auto-isoler pendant 7 jours à l’arrivée. Au 18 mai 2021, à Saint-Pierre-et-Miquelon : Taux d’incidence : 0 Taux de vaccination** : 1ère injection = 77 %, 2nde injection = 73 % Entre Saint-Barthélemy et l’Hexagone : levée des motifs impérieux à partir du 19 mai. Un test PCR négatif de moins de 72h avant le départ continuera à être exigé au départ de l’Hexagone et à destination de Saint-Barthélemy. Les voyageurs s’engagent à un auto-isolement de 7 jours à l’arrivée à Saint-Barthélemy, à l’issue duquel ils devront être testés négatifs. A compter du 9 juin, les voyageurs vaccinés (schéma vaccinal complet) seront dispensés de l’engagement d’auto-isolement. Au 18 mai 2021, à Saint-Barthélemy : Taux d’incidence : 80 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 64 %, 2nde injection = 12 % Entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin et l’Hexagone : levée des motifs impérieux à partir du 9 juin. Un test PCR négatif de moins de 72h avant le départ continuera à être exigé au départ de l’Hexagone et à destination de ces territoires ultramarins. Les voyageurs non vaccinés devront s’engager à un auto-isolement de 7 jours à l’issue duquel ils devront être testés négatifs. Ces territoires n’étant pas Covid-free, et ayant une faible circulation du virus, les voyageurs vaccinés (schéma vaccinal complet) seront dispensés d’engagement d’auto-isolement. Au 18 mai 2021, en Guadeloupe : Taux d’incidence : 126 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 20 %, 2nde injection = 7 % Au 18 mai 2021, en Martinique : Taux d’incidence : 36 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 15 %, 2nde injection = 8 % Au 18 mai 2021, à Saint-Martin : Taux d’incidence : 153 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 20 %, 2nde injection = 9 % Entre La Réunion et Mayotte et l’Hexagone : levée des motifs impérieux pour les voyageurs vaccinés (schéma vaccinal complet) dans les deux sens à partir du 9 juin. Néanmoins, la diffusion dans ces deux territoires d’un variant dit « sud-africain » préoccupant peu présent dans l’Hexagone nécessite des mesures d’isolement renforcées par rapport aux Antilles, dans les deux sens : un test PCR négatif de moins de 72h avant le départ continuera à être exigé. Les voyageurs en provenance et à destination de ces territoires s’engageront également à un auto-isolement de 7 jours à l’issue duquel ils devront être testés négatifs, qu’ils soient vaccinés ou non. Au 18 mai 2021, à La Réunion : Taux d’incidence : 123 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 20 %, 2nde injection = 9 % Au 18 mai 2021, à Mayotte Taux d’incidence : 13 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 14 %, 2nde injection = 7 % En Guyane, la levée des motifs impérieux n’est pas à l’ordre du jour. En effet, en raison de l’augmentation inquiétante du nombre de contamination liée au variant dit « brésilien », une mesure de confinement est applicable à compter du 14 mai sur le territoire. Lorsque la situation épidémiologique se sera significativement améliorée, les dispositions applicables à La Réunion et à Mayotte relatives aux déplacements depuis et vers l’Hexagone seront étendues à la Guyane. Au 18 mai 2021, en Guyane : Taux d’incidence : 417 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 18 %, 2nde injection = 8 % Pour Wallis-et-Futuna, des discussions seront menées entre l’administrateur supérieur, l’assemblée territoriale et les autorités coutumières pour déterminer l’évolution des règles en matière de motifs impérieux pour les déplacements entre l’Hexagone et le territoire, en prenant en compte le statut vaccinal des voyageurs. Au 18 mai 2021, à Wallis-et-Futuna : Taux d’incidence : 0 Taux de vaccination : 1ère injection = 62 %, 2nde injection = 54 % Pour la Polynésie Française et la Nouvelle-Calédonie, les décisions suivantes ont été prises en accord avec les gouvernements locaux qui disposent de la compétence sanitaire. Pour la Polynésie Française, dans le prolongement de l’ouverture progressive aux touristes initiée début mai par l’Etat et le Pays, les motifs impérieux entre le territoire et l’Hexagone seront levés pour les personnes vaccinées (schéma vaccinal complet), à partir du 9 juin. Un test PCR négatif de moins de 72h avant le départ vers la Polynésie Française continuera à être exigé. Conformément au protocole sanitaire local, les voyageurs vaccinés seront dispensés de quarantaine à l’arrivée sur le territoire de la Polynésie Française. Au 18 mai 2021, en Polynésie française : Taux d’incidence : 11 cas/100 000 habitants Taux de vaccination : 1ère injection = 25 %, 2nde injection = 17 % Pour la Nouvelle-Calédonie, dans le cadre de la stratégie Covid-free du territoire, le gouvernement local a décidé de limiter les vols réguliers à destination de la Nouvelle-Calédonie au moins jusqu’au 30 octobre 2021. Les motifs impérieux sont maintenus pour les déplacements en provenance et à destination de l’Hexagone. Au 18 mai 2021, en Nouvelle-Calédonie : Taux d’incidence : 0 Taux de vaccination : 1ère injection = 24 %, 2nde injection = 19 % Grilles détaillées des protocoles
Les choses bougent subitement... Plus de motifs impérieux requis pour se rendre en PF ! content media
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queenofsheba12456
12 mai 2021
In Océanie et îles
Je vous propose ici l' une des plus belles, excitantes et inoubliables échappées que l' on puisse vivre en Australie du nord-ouest. Cette partie de l' Australie est le dernier Far West au monde. J' y suis allé il y a longtemps mais rien n' a vraiment changé à ce jour. La location d'un 4X4 est nécessaire car la piste peut être difficile et tôlée et on est amené à traverser des gués plus ou moins longs et profonds. Les étapes sont toujours agréables car l' Australie peut être hostile et rude, mais c'est aussi un pays hyper développé même dans les endroits les plus improbables : on trouvera donc toujours un lit, un repas copieux et appétissant voire une clim si on a transpiré toute la journée, ce qui est probable... Il peut faire une chaleur d'enfer dans ces régions et cela fait partie du deal ! Il vous faudra une carte détaillée de la région pour me suivre au plus près... Sensations et émotions fortes garanties et un sentiment de liberté incroyable dans une nature inviolée. L' un des plus beaux voyages de notre vie de voyageurs aguerris. C 'est aussi cela l' Australie ! Heureusement... En cette période de pandémie, le nord du pays n' est pas accessible. Il le sera en 2022 seulement. Pas de virus là-haut... L' idée est surtout de protéger les communautés aborigènes. Du coup les réserves sont bloquées fermées et vivent en autarcie avec les aides du gouvernement local.. Pas terrible, mais c' est ainsi ! Durée du trek : 8 jours. Saison conseillée : de mi-avril à mi-octobre. Kilométrage : 2000 kms + On peut facilement combiner ce trek avec la découverte du Nord de l' Australie (et ses parcs principaux, Kakadu, Lichfield et Katherine Gorge) ainsi que du Purnululu NP. On peut aussi commencer à Kununurra et terminer à Broome, en rajoutant une escapade découverte vers Coulomb Point et vers le sud de Broome. Je vous propose d'arriver en avion à Kununurra (ce que j' ai personnellement fait) via Alice Springs et Darwin au départ de Sydney. Nous n'avons pas fait, à l' époque, ce trek en solo mais via une agence spécialisée de K. Le trek ne comportait pas l' extension vers Kalumburu Aboriginal Community sur la mer de Timor. Pour faire la Gibb River Road en solo, il faut être parfaitement équipé et connaître ses points de chute. Il faut aussi avoir à dispo les cartes (et boussole) qui conviennent ainsi qu'un abonnement à Teststra, seule compagnie téléphonique qui couvre l' ensemble du territoire australien sans exception. Ce trek est mythique, il emprunte l'une des plus anciennes voies commerciales et d'échanges multiples en Australie, dont principalement le transport de bétail dans d'énormes road-trains de 50 mètres de long que l' on croise ou qu' il faut doubler dans des nuages de poussière rouge. En même temps, les Kimberley demeurent la région la plus sauvage du pays. A / Kununurra - El Questro Station 226 kms On se retrouve tout de suite en pleine nature sauvage, aux abords des rivières King et Pentecost et à proximité du Cockburn Range. De K. à Wyndham, la route travers une région magnifique de gorges anciennes aux couleurs intenses. Wyndham est un port et la ville la plus septentrionale de l' Etat, également un centre pastoral et minier. L' entrée de la ville est ornée d'une sculpture dite Big Croc qui informe le visiteur de la présence de crocodiles d'estuaire (ou 'salties'), agressifs et dangereux, dans le Golfe de Cambridge. Ces animaux féroces (et qui attaquent l' homme y compris dans une barque ou un canot, cela s'est vu dans le Kakadu avec les conséquences dramatiques que l'on imagine)) sont une plaie dans tout le nord du pays, du nord de Rockhampton sur la côte est jusqu'au golfe de Cambridge. Sans parler des parcs où ils ont réussi à s'introduire à la faveur de crues gigantesques (dénivelés de 10 à 11 mètres !). Autant dire qu'il faut toujours se renseigner quand on veut se baigner dans la mer (déconseillé de toute façon) ou dans des vasques d'eau dans les parcs ou les gorges. Des grottes ornées de peintures rupestres vous attendent de l'autre côté de la King River Road. Encore un énorme baobab (en anglais 'boab') (8 m + de circonférence) au début de Old Karunjie Road. L'intérieur de cet arbre (comme celui du boab de Derby, encore plus gros) servait autrefois de prison ou de cellule aux Aborigènes récalcitrants ou en cavale. Diggers Rest est un petit ranch privé où l'on peut s'arrêter camper, pêcher et faire des randonnées à pied ou à cheval. En mai et juin, c'est le marquage du bétail qui occupe les ranchers après que les bêtes ont été dirigées vers d'immenses corrals (" cattle mustering" en anglais). Assister à cette opération toujours d'envergure (on utilise hélicoptère, quads et motos tout terrain) au plus près des rassembleurs de vaches et de marqueurs est un moment privilégié : le marquage se fait au fer rouge et on combine avec la castration des veaux dans la foulée...) Une fois passé ce ranch, on aborde pour de bon la Gibb River Road, longue de 670 kms. Au coeur de l'outback des Kimberley, se trouve El Questro Station, un ranch-hôtel-camping assez stupéfiant par sa taille et ses prestations. On fera halte en cet endroit agréable et qui permet des tas de randonnées, en particulier vers Emma Gorge. B / El Questro Station - Miners Pool 294 kms (uniquement piste) On s'enfonce dans les Kimberley, région de pâturage extensif, mais aussi au relief tourmenté avec des gorges, des rivières, des vasques d'eau claire où se rafraîchir (sous le regard fixe d'énormes lézards qui font des pompes en dressant leurs écailles dorsales), des campings. Puis c'est la GR Kalumburu Road qui remonte vers le nord jusqu'à Miners Pool, campement situé sur la Drysdale River Station. On peut s'arrêter là avant de repartir vers le sud, ou remonter plus au nord vers la Kalumburu Aboriginal Reserve sur le Mitchell Plateau. La piste peut être dure et dissimuler des trous féroces pour les pneus et suspensions. La meilleure période pour circuler sur tous ces axes est juin et juillet, quand les machines sont venues gratter la surface et faire disparaître momentanément les ornières de poussière rouge traîtresses. On trouvera à se loger à Home Valley Homestead (= ferme / ranch en anglais australien), Jacks Waterhole sur le Durack River Homestead et aussi Pentecost Downs Homestead sur la Karunjié Station. Il y a des campings plus sommaires et des zones de pique-nique sur les bords de la Durack et de la Gibb en particulier. Les grosses fermes, plus organisées, organisent des excursions en 4X4 dans le bush. C / Miners Pool - Mitchell Falls Aucun carburant sur ce trajet. Compter 3 jours. 192 kms de piste. On se rapproche dans cette section des régions côtières les plus reculées des Kimberley. Si la piste vous rebute, vous pouvez toujours essayer de survoler la région : plus cher sans doute, mais plus facile, plus rapide et spectaculaire. Les randonnées dans les environs du Mitchell Plateau sont sportives et longues (4 à 5 heures). De manière optionnelle, on peut continuer (+ 256 kms) vers la côte et Mc Gowans Island. Aux alentours des Mitchell Falls, la végétation est plus dense et plus luxuriante, avec même des lambeaux de forêt primaire sèche (ou semi-sèche). Beaucoup de variétés d'arbres (certains endémiques) tels les gommiers ou les pandanus ou encore les palmiers. Campings et sites de pique-niques abondent le long de la route et des rivières : le King River Crossing Campsite aux abords de Port Warrender Road, Theda Homestead. Kalumburu Aboriginal Community est un village bâti autour d'une mission nichée au milieu d'immenses manguiers et de cocotiers. La communauté vit des revenus d'une ferme d'élevage, elle organise des balades et des treks limités le long de la côte. Elle autorise aussi le camping à proximité. Piste assez dégradée, en tôle ondulée. Cette partie du voyage est sportive, surtout en Land Rover ! On arrive à l' étape du soir moulu.... Attention aux crocodiles d'eau douce et d'eau de mer. D / Mitchell Falls- Adcock Gorge 400 kms (uniquement piste) Au coeur de cette région de pâturages, on passe du département de Wyndham East Kimberley à celui de Derby West Kimberley sur une route qui devient plus facile à négocier après Drysdale River Station Homestead. La Derby GRR offre des perspectives spectaculaires en terme de paysages. A gauche de la route ce sont les Gibb, Barnett et Phillips Ranges, puis quatre gorges (Barnett, Manning, Galvans et Adcock) que l'on découvre successivement, avec cascades, vasques d'eau fraîche et piscines naturelles. Toujours des campings disponibles ici et là, certains payants car situés sur des propriétés privées. Pour donner une idée de la taille des propriétés et de la difficulté à réunir le bétail dispersé sur une propriété de grande taille (cela se fait en 4X4, en moto, en quad, en avion, en hélicoptère), Mt Elisabeth Station a une superficie de 200.000 hectares. Rien à voir avec nos fermes hexagonales... La viande fraîche est prélevée directement sur le bétail en liberté ou les cochons sauvages que l'on pourchasse en Land Rover ou en quad - souvent avec des chiens dressés - et que l'on abat au fusil ou au couteau. Une grande partie de la carcasse est laissée sur place à disposition des fourmis, les plus grosses et les plus voraces que l'on puisse voir. il y en a des milliards. En 24 heures, tout est nettoyé ! Elles sont d'une agressivité incroyable. Il suffit de frapper deux ou trois fois du pied à l' entrée du trou de la fourmilière ( au sol ) pour que des centaines de guerrières sortent en un clin d'oeil et se mettent à vous poursuivre.. Marcher ne suffit pas, il faut courir ! D / Adcock Gorge - Broome 765 kms (don't 285 de piste) Ce long parcours traverse un paysage accidenté de gorges qui sont en fait d'anciens récifs autrefois submergés par une immense mer tropicale. On verra donc 3 parcs d'exception le long de ce trajet : les parcs de Windjana Gorge, Tunnel Creek et Geikie Gorge où coulent les rivières du même nom. La flore est unique et diverse le long de ces rivières, les spécialistes apprécieront : gommiers, mangroves d'eau douce, pandanus, figuiers, roseaux et arbres du fruit de la passion sauvages. Dans Windjana Gorge NP, il ne faut pas manquer une randonnée de 3.5 km environ, facile et dans un environnement impressionnant de majesté et de couleurs. Tunnel Creek fait partie du plus ancien ensemble de grottes de l' Etat. J' ai déjà parlé de Geikie Gorge dans un précédent carnet. L'idéal est de faire à Geikie Gorge une balade en bateau avec les Rangers, s'il y a suffisamment d'eau dans la rivière bien sur. En fin d'après-midi et le matin, les couleurs des parois en galeries sont magnifiques. Avis aux photographes ! Campings à Bell Gorge et WIndjana Gorge, caravan parks et motels à Fitzroy Crossing. Piste correcte, voire bonne, gravillonnée. ensuite c'est le ruban de goudron jusqu'à Broome. Attention aux crocodiles qui gâchent la vie, mais c'est ainsi ! Moana
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queenofsheba12456
11 mai 2021
In Océanie et îles
Décidément, je suis plutôt branché sur l' Australie en ce moment... Mon fils qui réside à Sydney me tient au courant des derniers développements liées à la situation sanitaire dans la presse écrite, la presse télévisuelle et sur les réseaux sociaux locaux. La presse commence à critiquer sévèrement le gouvernement pour son manque de clairvoyance, de réactivité et d' organisation dans la gestion d' une crise sanitaire dont les autorités ont nié dès le départ qu' elles concernaient l' Australie tant elles étaient sures d' empêcher le virus de se propager par la simple fermeture des frontières pour une période illimitée ou presque. Une nouvelle stratégie se dessine par la force des choses, la stratégie initiale ayant montré ses limites. Des foyers sporadiques de la COVID 19 apparaissent régulièrement ici et là ( et on ne peut pas accuser les étrangers en permanence, les cas se propagent dans des familles urbaines et sédentaires ), la population n' est pas du tout immunisée contre le virus initial, les variants entrent au compte-gouttes dans le pays malgré un confinement très dur et l' on craint la prolifération d'un variant beaucoup plus coriace et ravageur. Tout cela sur fond d' une campagne de vaccination qui traîne en longueur. Quelques éléments. L' idée générale est donc de vacciner toute la population majeure à deux doses d'ici la fin de l' année. Cela se fera officiellement sur la base du volontariat mais on peut compter sur le gouvernement pour inciter très fortement - y compris par des contraintes de vie sociale et familiale - les gens à se faire vacciner. Ils savent faire. Les frontières seront donc fermées jusqu' au début 2022, quoi qu' il arrive. Le Ministre des Finances que l' on n' avait pas entendu jusqu'à présent tire la sonnette d' alarme. En gros, il faut juguler au plus vite le virus et amorcer la reprise économique. Rien de bien nouveau dans ce genre d' annonce sauf justement en Australie... Une conséquence pernicieuse du (faux ) sentiment de sécurité qui habite les Australiens, est que certains ne voient pas la nécessité de la vaccination, la vie étant quasi normale, les restaurants et lieux de spectacles étant ouverts, les discothèques également. Tout d'un coup le gouvernement voit un peu plus loin et craint un échec de la stratégie zéro COVID prônée depuis mars 2020. De toute évidence, elle est insuffisante. Un tel échec ferait perdre la face au pays qui s'érige en exemple depuis des mois. Les objectifs de vaccination ne sont pas atteints. Seuls 10% de la population a été vaccinée à ce jour ( sur 25 millions d' habitants ). 50 millions de doses au moins sont nécessaires. Le gouvernement avait acheté presque 30 millions de doses d' AstraZeneca pour finalement ne pas les utiliser, comme au Danemark et quelques autres pays suite aux révélations contradictoires faites depuis des mois. Il compte donc faire produire sur le territoire australien le vaccin ARNm Pfizer-Bio&Tech, mais cela va prendre du temps. Les foyers infectieux et aléatoires ( mais plutôt en ville ) qui ont fait l' actualité en Australie ces dernières semaines, mettent les autorités sur la sellette et créent de l' inquiétude. Par ailleurs, les communautés aborigènes isolées ( Cap York, région d' Alice Springs et de Uluru, région de Darwin, région de Broome... ) n' ont pas été vaccinées. On considère qu' elles sont plus à risque que d' autres ( ce qui n' est pas forcément le cas / voir la Polynésie française ) et donc, tout d'un coup, le temps presse. L' Australie s' honorerait aussi de proposer la vaccination gratuite à des états insulaires sans grandes ressources et voisins de l' Australie : le Vanuatu, les Tonga, le minuscule état de Niue, les Cook. Ils en ont les moyens financiers, logistiques et techniques, sans doute pas l' envie : le fameux égoïsme d'état dont j' ai parlé ailleurs. En attendant il faut lancer la machine en Australie même : un défi à relever, mais pas plus qu' ailleurs !
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queenofsheba12456
10 mai 2021
In Océanie et îles
Arrivé samedi peu avant midi à Bora Bora, Sébastien Lecornu a effectué les visites protocolaires habituelles, dont la visite d'un vaccinodrome avant de retrouver à la Mairie les élus de l' île ainsi qu'une douzaine d' acteurs de l' économie touristique du Pays pour un tour de table très attendu. La première question concernait naturellement la réouverture de l' espace aérien aux visiteurs en provenance de France métropolitaine et d'Europe. La seconde concernait les déplacements des familles avec enfants, ces derniers n' étant pas actuellement autorisés à entrer - ou revenir - en PF sans quarantaine. Pas de date annoncée par le ministre qui a renvoyé tout le monde vers la vaccination, condition nécessaire à tout changement du protocole sanitaire. Un premier palier est franchi avec l' ouverture aux Américains vaccinés mais l' idée générale désormais est de tendre vers l' immunité collective, autour de 70-75 % de la population vaccinée en Polynésie. La requête d’assouplissement sur la quarantaine imposée aux familles particulièrement aux enfants a reçu une réponse sans équivoque citée ci-après. " Il n’est pas question de créer une entaille dans le protocole sanitaire à cause d’un tel assouplissement. Les dizaines de mise en isolement permettent de prévenir l’arrivée de variants de la Covid-19 sur le territoire polynésien et un enfant porteur du variant sud-africain peut être contagieux sans avoir de symptôme." L’avenir touristique du Pays reste donc dans un flou artistique qui est loin d'avoir satisfait toutes les personnes présentes qui souhaitaient non seulement obtenir une date mais aussi un assouplissement du protocole sanitaire à l' arrivée en PF qui, dans l' état, ne peut que dissuader les voyageurs putatifs. On a donc enfin une réponse assez claire sur les intentions du gouvernement central. La Polynésie est à environ 25 - 28 % de vaccinés pour le moment et la vaccination progresse très rapidement depuis trois semaines. Ua Pou, par exemple, a déjà vacciné 50% de sa population. on note aussi que les habitants des îles éloignées ( les Marquises par exemple ), qui dépendent beaucoup du tourisme, sont beaucoup plus motivés que ceux de Tahiti. Il faudra sans doute attendre encore plusieurs semaines pour avoir le feu vert de Paris. Mauvaise nouvelle donc pour tous ceux qui s' apprêtaient à partir dès juin, et même juillet, pour Tahiti.
La vaccination, une condition sine qua non à la réouverture du ciel polynésien content media
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queenofsheba12456
09 mai 2021
In Océanie et îles
Charles Darwin, à la fin de sa vie Portrait de F. G. von Bellinghausen Pour faire entrer les Tuamotu dans l’Histoire occidentale, il faut parler de banquise, de glaces, d’icebergs et d'Antarctique : en effet c’est un navigateur russe chargé d’explorer l’extrême sud de la planète, Fabian Gottlieb von Bellinghausen, qui, en 1820, découvrit un chapelet d' atolls, alors qu’il arrivait de Port Jackson, ancien nom de la capitale actuelle de l' Australie, Sydney, après sa campagne australe. Avant Bellinghausen, James Cook avait le premier franchi le cercle polaire antarctique, une véritable épopée à l' époque, très périlleuse et qui fit de lui sans doute le premier homme à avoir aperçu le continent austral. En remontant d' Antarctique, Bellinghausen décida d’hiverner au chaud en explorant avec ses deux navires, le Vostok (“l'Orient”, 600 tonneaux) et le Mirnyi (“le Pacifique”, 530 tonneaux), les îles de la Grande Mer du Sud. Ce voyage d’exploration était tout à fait exceptionnel à l' époque, mais il manqua de temps pour s’arrêter partout où affleurait un peu de corail. Cependant, le 17 juillet 1820, l’atoll de Fakarava, dont il longeait le récif était si vaste et fit tant d'impression sur lui, qu’il méritait bien un nom de baptême illustre, celui de Wittgenstein, en hommage au comte Louis Adolphe Pierre de Sayn-Wittgenstein-Ludwigsburg, général en chef de l' armée impériale russe et héros des guerres napoléoniennes. 18 ans plus tard, Darwin qui faisait partie d'une équipe scientifique venue, elle aussi explorer les Mers du Sud, déduisit, de l' observation des mêmes atolls, une théorie aujourd’hui encore largement acceptée par les milieux scientifiques sérieux selon laquelle les atolls sont nés d’un récif frangeant installé sur la périphérie de volcans éteints. Explication : les volcans érodés et s’enfonçant lentement sous leur propre poids dans la plaque tectonique qui les supporte, le récif frangeant se retrouve séparé du socle basaltique. Lorsque celui-ci a complètement disparu, ne reste plus que l’anneau de corail qui l’entourait et qui se maintient à fleur d’eau puisque pour croître, les coraux ont besoin de la lumière du soleil afin de maintenir en vie les algues microscopiques qui les nourrissent. Darwin émit sa théorie avec succès en 1842, après son retour en Angleterre. L’année 1842 marque localement l’instauration du protectorat français sur le centre et l’ouest des Tuamotu qui ne prirent cette appellation “d’îles nombreuses” qu’en 1852, remplaçant ainsi l’appellation îles Paumotu ou îles Basses. Retour sur l' activité trépidante de Bellinghausen qui, en l' espace de 3 semaines, découvrit et nomma tout un groupe d' îles sans pour autant avoir le loisir d' y débarquer ( un bon nombre d' entre elles ) et de les étudier plus avant. * Amanu, le 8 juillet 1820, baptisée Moller ( initialement découverte en octobre 1774 par le navigateur espagnol Andia y Varela qui baptisa l' atoll San Narciso. * Fangatau, le 10 juillet 1820, baptisée Arakcheev * Raoria, le 12 juillet 1820, baptisé Barclay de Tolly * Takume, le 12 juillet 1820 également, baptisé Volkonsky * Nihiru, le 13 juillet 1820, baptisé Nihera * Taenga, le 14 juillet 1820, baptisée Yermolov ( mais précédemment découverte par le navigateur américain Buyers et baptisée Holts Island * Katiu, le 15 juillet 1820, baptisée Osten-Sacken * Hiti, le 15 juillet 1820 aussi, baptisée Raevski * Tepoto Sud, le 15 juillet 1820 toujours, baptisée Raevski * Tuanake, le 15 juillet 1820, baptisée Raevski * Makemo, le 15 juillet 1820, baptisée Kutusov-Smolenski ( précédemment découverte par Turnbull qui baptisa l'île Margaret Island ) * Faite, le 16 juillet 1820, baptisée Milordovitch * Tahaena, le 16 juillet 1820, baptisée Chichagov, mais précédemment découverte par l' Espagnol Boenechea qui la baptisa San Blas * Fakarava, le 17 juillet 1820, baptisée Wittgenstein * Toau, le 17 juillet 1820, baptisée Elisabeth mais précédemment découvert par James Cook qui l' appela Palliser Islands * Niau, le 18 juillet 1820, baptisée Greigh mais initialement découverte par l' Espagnol Quiros en février 1605 et baptisée alors La Decena * Kaukura, le 19 juillet 1820, baptisée Palliser Islands; mais initialement découverte à deux reprises par Cook, par J. Cook en 1774 et par le navigateur hollandais Roggeveen en mai 1722, baptisée alors Het Doolhof * Mataiva, le 30 juillet 1820, et baptisée Lazareff Voilà pour la géologie et l' histoire européenne des Tuamotu nord. Naturellement l' atoll emblématique qui attire l' attention dans ces confettis d'îles, c'est Fakarava. Je vais donc y revenir...
Quand l' Occident découvre les Tuamotu grâce à Charles Darwin et à F.G. von Bellinghausen... content media
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queenofsheba12456
05 mai 2021
In Océanie et îles
Bien avant que Marion Brando ne tombe sous son charme, l' atoll de Tetiaroa, seule île basse des Îles sous le Vent, comptant 600 hectares de sable blanc, était au centre de nombreux échanges et représentait déjà, à l' époque pré-européenne, un lieu d' évasion et de villégiature pour l' élite tahitienne mais aussi une base de ressources exploitée pour le compte de la famille royale d'abord, puis celui des chefs d' Arue, commune actuelle de Papeete. Des recherches archéologiques récentes, effectuées depuis 2015, ont permis de mieux documenter l' occupation humaine de l' atoll. Parmi les premières ressources convoitées, on trouve les tortues qui ont, de tout temps, fréquenté les plages de l' atoll pour y pondre leurs oeufs. On trouve aussi certaines espèces d'oiseaux dont les plumes rares et colorées étaient utilisées pour la confection des lourdes parures de tête et vestimentaires des grands chefs. Enfin, les récits historiques mentionnent la richesse du lagon et des tombants du récif en poissons et langoustes et laissent supposer que des parties de pêche étaient fréquemment organisées au départ de Tahiti vers les eaux de Tetiaroa. L' île, alors même qu' elle était directement rattachée au district d' Arue, ne pouvait qu' attirer l' attention de la famille royale et de sa cour qui la plaça sous contrôle des familles régnantes, en en faisant une île-satellite d' importance. On peut imaginer les pirogues faisant sans cesse l' aller-retour entre Tahiti et Tetiaroa, transportant fruits, légumes et poissons en abondance. Fouilles en cours en 2017. Carte des structures inventoriées sur la plantation Williams de Rimatu'u. Mur ouest après déplacement et restauration Lors des trois campagnes de fouilles menées sur l’atoll, les scientifiques mettront à jour plus d’une centaine de structures, dont une plateforme d’archers, mais aussi des cours ouvertes, des enclos, des fosses de cultures ou des ' marae ' plus élaborés : une diversité dans l' architecture cérémonielle qui atteste d’une présence très prégnante des élites de Tahiti, par ailleurs documentée par les traditions orales. Curieusement, ce sont des Paumotu qui habitaient l’atoll et exploitaient ses ressources pour le compte notamment de la famille régnante des Pomare, plus ou moins sous contrôle de représentants des chefferies de Arue, elles-mêmes dépendantes de la famille royale. Intégré au domaine royal de Te Porionu’u au 18e siècle, l’atoll serait alors devenu un lieu de villégiature privilégié. Les fouilles ont permis de trouver en abondance de l' outillage, en particulier des lames d' herminette, des pierres de four, des éléments d'architecture et autres vestiges lithiques. La composition de plusieurs artefacts indique des provenances plus lointaines telles les îles Tonga, les îles Fidji et la Nouvelle-Zélande, îles - sources participant à une intense activité économique et politique. Le docteur Walter Williams racheta l' atoll au prince Hinoi, grand chef d' Arue en 1904. Il reste des vestiges de l' exploitation de coprah qu' il avait alors montée au centre de l' atoll dont l' étude est en cours et devrait permettre de trouver de précieuses informations sur les circuits commerciaux et la vie quotidienne pendant la période coloniale au tout début du 20ème siècle. UN PEU D HISTOIRE RECENTE En 1962, le film Mutiny on the Bounty, réalisé par Lewis Milestone, est à l’affiche du grand écran. Après le tournage, Marlon Brando rachète l’atoll, berceau de sa romance avec Tarita, aux héritiers du Dr Williams en 1965. Il y fait construire une piste d’aviation et un hôtel sur le motu Onetahi. L' endroit est d'une beauté unique, Brando s' y attache et, désireux de préserver les ressources naturelles et culturelles de l’atoll, il finance en parallèle un projet de recherches archéologiques confié à deux chercheurs du Bishop Museum de Hawaii. Suite au décès de l’acteur, SA Frangipani, propriétaire légal de l’atoll, décide de louer en 2005 deux ' motu ' au groupe Pacific Beachcomber afin d' y construire un hôtel, la condition étant que ledit groupe prendra en charge également la rénovation aux normes de la petite piste d’atterrissage. Le projet menace de détruire trois monuments pré-européens situées sur le tracé d’extension de la piste. C' est alors qu' est créée l’ONG Tetiaroa Society pour perpétuer les programmes de recherche initiés par Marlon Brando. Son but est d’intervenir le plus rapidement avant les bulldozers. Avec le feu vert des nouveaux propriétaires, il est convenu “ de compléter l’étude de ces vestiges, de les démonter, et de les restaurer afin de pouvoir les sauvegarder ”, écrit Maurice Hardy, ingénieur au CNRS. “ Leur restauration à leur nouvel emplacement permettra aux visiteurs polynésiens et internationaux de prendre conscience que l’île à une longue histoire et leur donnera peut-être l’envie de mieux connaître la culture polynésienne au-delà des restitutions, parfois approximatives, offertes aux touristes.”
TETIAROA ATOLL ROYAL ENTRE NATURE ET CULTURE content media
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04 mai 2021
In Océanie et îles
Deux sépultures primaires individuelles préparées selon le même schéma : sol corallien creusé puis remontage des parois et des couvertures de coffrages. L' atoll désert situé à 40 kms au sud de Mangareva aux Gambier est inhabité depuis des lustres. Il a pour particularité d' avoir un patrimoine archéologique tout à fait exceptionnel et sans doute unique en Polynésie, en ce qui concerne les anciennes pratiques funéraires. Avec tout juste 2 kilomètres carrés de surface émergée, Temoe n’hébergeait déjà pas grand monde avant l’arrivée des missionnaires : 80 habitants environ. Les missionnaires catholiques - qui préféraient garder le contrôle de leurs ouailles au même endroit, à savoir Mangareva - parvinrent à les convaincre de quitter l’île en 1838. Depuis lors, il n’y a plus âme qui vive sur place, si ce n’est quelques pêcheurs venus pêcher poissons et langoustes dans un lagon poissonneux, mais difficile d' accès car l' île n' a pas de passe et il faut accoster sur le récif frangeant en profitant d' une houle pas trop rude ! Dans l' autre sens, la manoeuvre est encore plus délicate. Cet atoll, abandonné par sa population il y a 170 ans, a été choisi dès 2001 pour des études et des fouilles archéologiques car il a conservé des vestiges monumentaux quasi intacts sans impact de la modernité ni construction récente sur les structures anciennes. Le paysage archéologique y est miraculeusement intact, les missionnaires ayant détruit ou fait construire leurs églises sur les sites cérémoniels des îles hautes des Gambier. Ainsi, seul le petit atoll perdu de Temoe, doté de près de 500 structures parmi lesquelles une quarantaine de ' marae ', de 400 monticules coralliens dont une cinquantaine de sépultures, peut encore témoigner des pratiques rituelles anciennes dans l' archipel des Gambier. Les chercheurs ont systématiquement associé fouilles et préservation, en préservant l' intégrité des structures, notamment les cairns de corail, reconstruits à l' identique à l' issue des fouilles entreprises entre 2010 et 2013. Les ossements découverts ont été remis dans leur position initiale, hormis quelques échantillons prélevés à seule fin de datation et d' analyses ADN. 21 sépultures appartenant à des ensembles monumentaux ont été découvertes et fouillées au cours des deux missions de 2010 et 2013. Celles-ci ont livré les restes de 25 individus dont 11 hommes et trois femmes, dont les ossements révèlent que les corps étaient généralement allongés sur le dos. Mais les chercheurs se sont surtout attardés sur des sépultures atypiques illustrant des pratiques funéraires variées. Ainsi on trouvera la dépouille d'un homme dont les petits os et parties osseuses du crâne ont migré vers le bas de la structure, ce qui indique qu' ils ont été prélevés après décomposition du corps : cette pratique corrobore les rites funéraires révélés ailleurs sur l' atoll. Cette sépulture humaine comporte aussi des restes de poissons, en particulier ceux d' un poisson-pierre placé dans les mains du défunt. Au moment de l' inhumation, le sol corallien est légèrement creusé, la dépouille est déposée au fond du trou, puis les parois et couvertures de coffrages sont construites tout autour. Le prélèvement du bloc crâno-facial dans chaque sépulture indique qu' une seconde intervention humaine est intervenue après décomposition du corps. Les missions scientifiques de 2010 et 2013 ont permis de découvrir et fouiller 21 sépultures faisant partie d'ensembles monumentaux. De nombreux ossements de fœtus et très jeunes enfants ont été déposés dans les anfractuosités du bloc corallien et associés cette fois, non à un poisson mais à un oursin juvénile. Quatre missions de terrain supplémentaires ont été menées depuis 2013. Le recours à des analyses d’ADN ancien est envisagé afin de déterminer les éventuelles relations généalogiques entre les défunts inhumés au coeur des mêmes ensembles funéraires et ainsi mieux comprendre les logiques sociales et spatiales entre ces groupes de structures funéraires. Temoe a de toute évidence une place centrale dans l' ensemble régional. Entretien avec l' un des archéologues présents in situ en 2013 A la lecture des articles liés aux missions archéologiques entreprises sur l' atoll de Temoe, on a l'impression que celui-ci est un cimetière géant ? Je ne dirais pas ' cimetière géant ', cela peut donner cette impression car nous avons fouillé et décrit en effet un certain nombre de sépultures associées aux monuments. Mais ce chiffre assez haut est en fait lié à la préservation exceptionnelle des sites sur cet atoll. Dans les autres îles de Polynésie, il y a tout autant, voire plus de sépultures, mais il est plus difficile de les trouver. Car d'une part, certaines ont pu disparaître au cours des deux derniers siècles suite à des travaux d'aménagement, d'autre part parce que les pratiques funéraires anciennes étaient diverses, conduisant à une dispersion spatiale des restes humains tant dans les ' marae ', que dans les grottes et abris sous roche en montagne. Dans le cas de Temoe, on a affaire à des concentrations de monuments bien préservés auxquels sont parfois –mais pas toujours– associées des sépultures. Sait-on si les sépultures sont intervenues avant le “contact“ ? Les sépultures sont en effet pré-européennes. Les dates les plus anciennes remontent au 13e siècle, et les pratiques mortuaires se poursuivent jusqu'au départ des populations au 19e siècle. Les Mangaréviens enterraient donc les morts puis construisaient les monuments de corail au-dessus des sépultures. Dans quelques cas, nous avons identifié des pratiques consistant à des retours, des réouvertures de tombes plus tardives et des réaménagements des sépultures elles-mêmes, impliquant une gestion des morts dans le temps, peut-être sur plusieurs générations. Fœtus, ossements humains, restes de poissons : c'est la première fois que vous voyez ce type d'associations ? A-t-on une idée de ce que cela signifie ? L'association de certains restes animaux avec des sépultures humaines est loin d'être surprenante en contexte polynésien. Nous avons par exemple découvert aux Marquises des restes de chiens ou de cochons déposés avec des ossements humains dans des abris sous roche. Dans les cimetières côtiers de l' île de Ua Huka, nous avons aussi des vraies sépultures animales, de chiens et de cochons. Il est difficile d'affirmer la réelle fonction que ces associations humains-animaux ont pu avoir, mais il est certain que les traditions orales et les données ethnographiques ont à plusieurs reprises fait mention d'offrandes accompagnant les défunts. Il est donc possible d'imaginer que dans le cas de Temoe, certains poissons ont pu être déposés avec les morts pour les accompagner dans leur voyage de retour vers Hawaiki, le berceau originel dans la pensée polynésienne. Pourquoi les missionnaires ont-ils convaincu les habitants de partir ? L'arrivée des missionnaires catholiques à Mangareva marque rapidement la fin des rituels anciens, qu'il s'agisse des cérémonies sur les marae ou les pratiques funéraires jugées “paiennes” par le père Laval et les autres pères. Dans la mesure où ils souhaitaient rapidement convertir la population, il importait de se débarrasser au plus vite de la religion traditionnelle, ce qui entraîna la destruction des ' marae ', par exemple, sur les îles des Gambier. La raison invoquée pour le déplacement, forcé ou non, des habitants de Temoe est tout simplement qu'il fallait éviter d'avoir un petit groupe de “païens” résidant sur l'atoll à seulement 40 km de Mangaréva. En rapatriant les habitants de Temoe vers Rikitea, les missionnaires s'assuraient ainsi de la bonne marche de leur entreprise évangélisatrice.
TEMOE, fabuleux atoll des Gambier aux tombes oubliées content media
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02 avr. 2021
In Océanie et îles
travaux en cours 3 images de synthèse qui présentent l' hôtel rénové, entre tradition et modernité Les travaux de rénovation de l’ancien hôtel Ibis de la Baie de Cook à Moorea, hôtel de style tropical, très proche de l' architecture des années 1900 ( comme on en trouve encore un certain nombre à Cairns en Australie par exemple ) ont démarré grâce à un investisseur local. Cet hôtel autrefois élégant et construit dans un site de toute beauté, mais laissé à l' abandon et non clôturé, était devenu un vaisseau-fantôme au fil des années. Le futur Hôtel Cook’s Bay devrait voir le jour en juillet 2022. La Société polynésienne de promotion hôtelière de Noël Coia s’est lancée le défi de redonner vie et visage à l’hôtel. Pour cela, 14 mois de travaux seront nécessaires. Ce projet du SAS Cooks Bay Resort & Suite tourne autour de 1,2 milliard de Fcfp. La SPPH a opté pour un 3 étoiles, sans vente d' appartements dans une volonté affichée d'offrir à Moorea des nuitées à un prix raisonnable. C 'est une gamme peu présente en PF. ​La première phase des travaux consiste à nettoyer le site en préservant au maximum les arbres présents. Il en va de même pour la structure des trois bâtiments, le béton est conservé, en revanche le bois sera entièrement retiré et l’ensemble du site désamianté. Une piscine d’environ 200 m² sera recréée au même endroit. Le motu réhabilité, qui bénéficie d’une occupation temporaire maritime, accueillera un restaurant de 80 places, relié à la plage par un ponton flottant. Une salle de sport et une salle de séminaire de 60 places assises seront également intégrées. “Sur le motu, nous ferons intervenir des artisans locaux, par exemple des dégustations de rhum, des ateliers de tressage, de sculpture, des groupes de musique, etc. Les activités proposées seront ouvertes tant aux clients de l’hôtel qu’aux locaux”. Le projet table sur une clientèle à 50% locale et à 50% internationale. L' ouverture est prévue en juillet 2022. Quant à la décoration intérieure, elle se tourne également vers la modernité avec de belles matières simples et épurées. “ Ce sera un mélange de traditionnel et de moderne. L’intérieur se veut contemporain. Chaque suite est aménagée avec une kitchenette. Elles sont toutes pourvues d’une terrasse de 20 m² permettant d’admirer le lagon, toutes ont une vue directe sur la mer. De 76 chambres initialement, l’hôtel sera pourvu de 36 suites de 35 m² et deux suites de 70 m² comprenant deux chambres.” Un site internet sera disponible d’ici la fin de l’année permettant aux futurs clients de réserver leurs séjours. Le tarif des suites devrait se situer aux alentours de 20.000 Fcfp. Il faudra compter environ 70.000 Fcfp pour un week-end incluant deux nuits en demi-pension pour deux personnes.
A Moorea, l' île-soeur, un hôtel iconique, le Cook's Bay, fait peau neuve content media
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30 mars 2021
In Océanie et îles
Ce sont les Editions Haere Po qui se sont chargées de publier en langue française un dictionnaire ( et grammaire afférente ) selon le dialecte en usage aux Marquises de William Pascoe Crook, Samuel Greatheed et Timautete à la fin du 18ème siècle. Le manuscrit d' origine de ce livre existe toujours à Londres, a été publié en 1998 en Nouvelle-Zélande et parait en Polynésie en ce début 2021, traduction de Jacques Iakopo Pelleau et travail de maquette tout à fait exceptionnel par Michael J. Koch. Cet ouvrage unique donne une grande visibilité aux mots traduits en français, en marquisien. Au total, le lecteur pourra découvrir 1 125 entrées et apprécier l' évolution graphique et orthographique de la langue marquisienne, jusqu'à la manière d'écrire prônée par l' Académie marquisienne depuis octobre 2001, et revue et précisée depuis 2020. Crook, Greatheed et Timautete sont les co-auteurs de l' ouvrage. Au tout début, il y avait la façon d’écrire la parole marquisienne selon Crook, Greatheed et sans doute Timautete, il y a plus de deux siècles à Londres, dans le cadre de la London Missionary Society. Voici ce que dit notre traducteur émérite : " En devenant écriture, la parole est réduite, elle perd sa sonorité et son rythme, elle perd les mimiques du visage et du corps. Elle devient lettres et mots." Pour entendre la parole en lisant, "Il suffit de regarder les différentes manières d’écrire." Revenons un peu en arrière dans le temps... Timautete était le dernier fils d’une grande famille de chefs de la tribu des Hema de Vaitahu à Tahuata. En décembre 1798, Timautete est embarqué en tant que mousse à bord du baleinier anglais Butterworth et débarque à Nukuhiva. Il a alors 15 ans. Il rencontre Crook, un Anglais âgé de 23 ans. En janvier 1799, ce dernier rentre en Angleterre et emmène avec lui Timautete et un autre jeune marquisien, Hikonaiki. Tous trois arrivent à Londres le 19 mai 1799. Timautete est pris en charge par Greatheed, un des directeurs de la LMS. Celui-ci vient de publier le récit du Duff et s’intéresse donc aux témoignages qui arrivent directement des Marquises. Le Duff est un navire de la LMS, avec à son bord de nouveaux missionnaires, qui avait mouillé dans la baie de Matavai le 5 mars 1797. Timautete accepte avec enthousiasme de participer au grand projet linguistique de Crook et Greatheed dont le but principal - ne soyons pas trop naïfs - est de faciliter l’installation de nouveaux missionnaires aux Marquises. Il a, selon les Anglais, "un trait de caractère typiquement océanien, d’une évidence si pragmatique qu’elle en paraît insolente ; d’un côté, si le responsable de la publication déplore la pauvreté de la langue de Timautete et celle de ses idées, il relève d’un autre côté une répartie qui n’est pas une simple anecdote ". Les mots listés dans l’ouvrage permettent un éclairage exceptionnel sur la société de l’époque. Ils sont en lien avec l’alimentation, les végétaux, les animaux des îles, les mœurs. "Il y a ce mot, qui a été étonnement accepté et qui est pekkeyo", constate Robert Koenig des Editions Haere Po. " En allant en Angleterre, Timautete s’est étonné des habitudes de vie anglaises. Et notamment du fait qu’un homme ne pouvait avoir qu’une seule femme." Ainsi, Pekkeyo a été traduit par " serviteur au service d’une femme célibataire ou mariée et cohabitant avec elle ". L' ouvrage est en vente d'ores et déjà à Tahiti et via Internet si on le souhaite. Moana
EDITION EN PF D'UN DICTIONNAIRE MARQUISIEN DU 18ème SIECLE content media
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30 mars 2021
In Océanie et îles
Cette nouvelle ligne, c'est celle de l' Apetahi Express, un navire qui sera construit spécialement au Vietnam et livré en 2023, capable d' affronter la houle contraire et le ' mara'amou ' qui sévissent sur cette route, en particulier au retour vers Tahiti. Il y a déjà eu deux tentatives malheureuses de jonction maritime entre Tahiti et Raromatai, avec le Ono Ono et le Raromatai Ferry, puis l' Aremiti 3 en 2004 et l' Aremiti 4 en 2010. Les rotations furent rapidement suspendues pour raisons techniques et de conception de navires absolument pas armés pour faire face à une mer difficile, à une houle de face de 4m et plus ni a fortiori à un coup de chien. En attendant, c'est l' Aremiti 5, catamaran appartenant au groupe Degage qui effectuera les rotations vers les îles Raromatai. Franc succès dès le départ. Les touristes à venir ne peuvent qu' être enthousiasmés par cette nouvelle desserte, beaucoup moins chère que l' avion, un peu plus longue mais permettant de profiter de la mer dans des conditions qui ne sont pas celles d' une croisière mais qui offrent des atouts et des plaisirs uniques. Les études de marché démontrent que la demande ( locale et bientôt internationale ) est bien là, surtout si les coûts sont moindres que ceux exigés par Air Tahiti, même en cas d' achat d'un Pass Raromatai. A signaler cependant que Maupiti reste hors circuit pour le moment. Le we de Pâques affiche déjà complet avec 500 places disponibles. Départ à 6h 30, direction BB, avec une escale à Huahine et une autre à Raiatea. Le groupe Degage vise une clientèle annuelle de 80.000 passagers sur un marché potentiel de 600.000 personnes, résidents et touristes. A 16.200 Fcfp l’ AR pour Bora Bora et la possibilité de transporter 46 kilos de bagages au lieu de 23, l’ Apetahi Express propose une alternative 50% moins cher que l’aérien. Reconditionné pendant cinq mois, l' Aremiti 5 devrait tenir la mer grâce à sa vitesse - 30 noeuds - et à son étrave spécialement profilée. Moteurs et groupes électrogènes ont été révisés. La rénovation des sièges et du sol est prévue également ainsi que l' amélioration du confort global. Le nouvel Apetahi Express sera de conception différente, plus grand, plus long, plus rapide, de quoi rallier Huahine en 2h30, contre 3h30 pour l’Aremiti 5. Coût de l’investissement : environ 3 milliards de Fcfp. Il s'agit cette fois de pérenniser la ligne, ce que personne jusqu’ici n’a encore réussi à faire. Ce sera un plus économique, touristique et humain également, car les familles séparées pourraient se retrouver plus souvent et à moindre coût. A raison de trois rotations hebdomadaires, le nouveau navire s' adressera aux passagers et pourra charger 16 tonnes de frêt.
Une nouvelle ligne maritime voit le jour entre Tahiti et les Iles sous le Vent : Huahine, Raiatea et Bora-Bora. content media
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13 mars 2021
In Océanie et îles
Les territoires français d'outremer les plus isolées de la planète, à savoir Wallis et Futuna, accessibles uniquement à partir de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie (un autre TOM qui a décidé d'imiter la Nouvelle -Zélande et l' Australie voisine en matière de stratégie sanitaire ) viennent d'être rattrapés par le virus, entré subrepticement à Wallis et qui est resté tapi de longues semaines avant de se déclarer. Et ceci, malgré une politique locale de strict isolement des rares arrivants qui paraissait plutôt efficace. Mais le virus, on le sait, se joue des frontières, aussi hermétiques qu' elles puissent être, en particulier quand il s'agit de protéger des îles du monde extérieur, forcément hostile.... La stratégie zéro COVID que le gouvernement français a imposé aux territoires et départements d'outremer a-t-elle un interêt sanitaire et est-elle viable encore longtemps ou bien destructrice d'emplois et d'image dans des territoires très dépendants du tourisme international ? Cette stratégie avait fait ses preuves jusqu'à présent, du moins à Wallis, mais il semble que la gestion des quatorzaines n' ait pas été suffisamment rigoureuse, même si l' on ignore réellement comment le virus a pu débarquer sur Wallis, les arrivants ayant été testés négatifs plus d'une fois. On notera qu'elle n' a pas été appliquée de la même façon partout car les compétences ne sont pas les mêmes selon les territoires, étatiques dans les DOM, mais partagées dans les TOM qui ont donc eu le loisir de définir une stratégie sanitaire propre, indépendamment de ce que souhaitait le gouvernement central ( du moins en 2020 ). Ainsi, pour des raisons touristiques et parce que la Polynésie est extrêmement dépendante du tourisme international, le ciel polynésien a été officiellement ouvert à la mi-juillet 2020 avec les conséquences et résultats que l' on connait ( je vous renvoie à mes points quasi hebdomadaires ). La situation est gérée et maîtrisée, du moins pour le moment, et la vaccination commence à aller bon train, ce qui pourrait signifier un succès à venir dans la lutte contre le virus. En revanche, la Nouvelle-Calédonie est restée fermée ces douze derniers mois au trafic international. Les rares visiteurs ( résidents et autres ) subissent une très dure quatorzaine en isolement total. Ceci vaut aussi pour Wallis et Futuna ainsi que pour St Pierre et Miquelon. La situation économique est préoccupante, le tourisme se taillant aussi la part du lion en NC, d'autant que le pays est en pleine crise politique et industrielle ( usines d'extraction de nickel en difficulté ). Dans les départements et les régions comme la Martinique, la Guadeloupe ou la Réunion, la France n' a pas le droit d'imposer un isolement strict dans un hôtel à l'arrivée des voyageurs, et ceci en raison d'une décision de la Cour Constitutionnelle qui empêche le préfet d'imposer une septaine ou quatorzaine. En effet, cette Cour avait considéré en mai 2020 l'isolement complet comme une mesure ' privative de liberté ' : celui-ci implique une interdiction de toute sortie et impose " à l'intéressé de demeurer à son domicile ou dans son lieu d'hébergement pendant une plage horaire de plus de douze heures par jour ", une contrainte jugée liberticide. Mais ce qui n' est pas possible à la Martinique l' est en Nouvelle-Calédonie, où la compétence est partagée entre l'Etat et le gouvernement calédonien qui a verrouillé les frontières terrestres, maritimes et aériennes et ne laisse rentrer de nouveaux arrivants qu' en fonction de l' occupation des 600 lits d' hôtel disponibles sur le Caillou. La quatorzaine était gratuite en mars dernier, elle est désormais payante en NC comme en PF comme en Nouvelle Zélande ( 3000 dollars NZ pp ) ou en Australie ( 3000 dollars AUS pp également ). " Nous adoptons la stratégie zéro-COVID de nos voisins australiens et néo-zélandais qui a fait ses preuves. C'est un peu écraser une mouche avec un trente tonnes mais c'est une stratégie qui marche ", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Christopher Gygés. Une stratégie qui balaie allègrement aussi les libertés individuelles, ouvre la porte aux excès d'autorité et fait plonger les économies. La question est : Jusqu'à quand ? Et combien de temps ? En ce qui concerne la Polynésie largement épargnée par le virus au départ, le choix du gouvernement polynésien a été d' ouvrir le Pays. En novembre, la propagation du virus était alarmante mais les autorités locales n' ont pas voulu confiner pour éviter un effondrement de l' économie. Quand les variants sont apparus, le Ministère a exigé un retour vers des mesures zéro-COVID, et donc la fermeture des frontières aux touristes sans motifs impérieux. Ce n' était pas le choix des autorités politiques polynésiennes qui n' ont, depuis octobre dernier, imposé qu'un couvre-feu supportable et les mesures-barrière connues. Actuellement ce sont 250 personnes qui débarquent chaque semaine à Tahiti. Le dilemme touristique polynésien est aussi celui de la Martinique et de la Guadeloupe qui ont connu une brève embellie touristique autour de Noël avant l' imposition de contraintes. On prend la Nouvelle Zélande et l' Australie comme modèles sans savoir comment les habitants de ces pays ressentent la privation de libertés ( en échange d'une vie confortable ). Personnellement, je le sais, mon fils résidant à Sydney. Et la situation, au fil des mois qui passent, n' est pas idyllique, loin de là !!! Ces deux pays n' en ont même pas profité pour commander des vaccins à temps et vacciner massivement... L' incurie et l' insouciance ne sont pas le propre de la France dans ce domaine ! Le Ministère veut tendre vers une stratégie zéro-COVID dans tous les territoires ultramarins sans prendre en compte les spécificités, les fiertés et les humeurs des uns ou des autres, inconnues des technocrates parisiens qui prennent les décisions, également sans qu' il y ait de visibilité quant à la réouverture des frontières. Mai ou juin ou plus tard ? Attendons de voir comment la situation évolue...
Tourisme et COVID en Outremer : la stratégie zéro virus est-elle viable ? content media
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12 mars 2021
In Océanie et îles
Epargnés par la pandémie depuis un an, ces deux petits territoires isolés et qui n' étaient en contact aérien qu' avec la Nouvelle Calédonie, et à doses très homéopathiques, se retrouvent tout d'un coup avec plusieurs dizaines de cas de COVID-19. la situation sème la confusion et un petit vent de panique au sein d'une population à risques et qui ne dispose que de quelques lits de réanimation. " On n'a pas du tout l'habitude de porter un masque mais plus l'épidémie progresse, plus les gens respectent les gestes - barrière. Nous vivons dans la peur ", a confié à l'AFP Malia-Losa Siakinuu, retraitée de l'enseignement. " On s'inquiète car on sait qu'on ne dispose ni de personnel ni de matériel hospitaliers suffisants pour un nombre de malades en augmentation ", a-t-elle ajouté. Le tout premier cas autochtone de Covid-19 a été détecté samedi dans le petit archipel polynésien d'environ 11.500 habitants, avant que les chiffres ne s'emballent. Entre mercredi et vendredi, le nombre de cas a plus que doublé, passant de 67 à 146, dont deux en réanimation, pour plus d'un millier de tests effectués. Un confinement "strict et contrôlé" a été décrété pour deux semaines par l'administration supérieure (préfecture) tandis que des mesures sont prises pour isoler les personnes positives à leur domicile ou à l'hôpital. Tous les établissements scolaires sont fermés, les vols entre Wallis et l'île soeur de Futuna ont été suspendus et les dernières messes ont été célébrées dimanche dans ces îles où religion et coutume fondent l'identité. Alors que depuis environ un an, une quatorzaine en hôtel est obligatoire pour tout passager arrivant dans l'archipel dont la sortie est conditionnée à deux tests PCR négatifs, les habitants s'interrogent sur la faille qui a finalement permis au virus d'entrer. Le premier patient décelé samedi, employé dans un collège, était, selon les autorités, arrivé à Wallis le 18 janvier et était sorti de quatorzaine le 31 janvier après deux tests négatifs. Cet homme, évacué depuis dans un état grave en Nouvelle-Calédonie, aurait donc contracté le Covid-19 dans l'archipel où, de source médicale, on estime que le virus circulait à bas bruit depuis plusieurs semaines. Des informations communiquées par les autorités calédoniennes indiquent que ce malade " aurait développé les premiers symptômes mi-février ". A l'époque, il n'aurait pas été soumis à un test PCR. Joints par l'AFP, des habitants font état " d'une épidémie de grippe avec des maux de tête et de la toux depuis début février, sans que des tests Covid-19 soient prescrits ". " Il y a du y avoir une faille dans la gestion des quatorzaines puis un relâchement dans les tests ", estime un fonctionnaire de Nouvelle-Calédonie où le virus s'est propagé, en raison de la bulle sanitaire qui avait été mise en place avec Wallis et Futuna, distantes de 1.800 km. Jeudi, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, a indiqué dans une déclaration officielle à la télévision publique de l'archipel " qu'une enquête sanitaire était en cours et que ses conclusions seraient rendues publiques ". " J'ai donné pour consigne la plus grande transparence ", a-t-il ajouté. Compte tenu de l'urgence de la situation, M. Lecornu a annoncé l'envoi dans les prochains jours " de pas moins de 18.000 doses de vaccins, une quantité suffisante pour vacciner toutes les personnes majeures qui le souhaiteront à Wallis et Futuna". Des renforts humains, " plus de 50 professionnels de santé ", et matériels, dont 16.000 tests, sont également en cours d'acheminement pour renforcer les capacités hospitalières limitées. "A Futuna, nous avons un lit de réanimation", a indiqué à l'AFP le directeur de l'hôpital Patrick Guillemin, alors que celui de Wallis en aurait deux et une quinzaine de respirateurs. La progression du virus inquiète d'autant plus que les habitants de Wallis et Futuna présentent un nombre important de co-morbidités qui les rend particulièrement vulnérables. Selon une enquête publiée en 2020, 70% de la population souffre d'obésité, 25% de diabète et environ 30% d'hypertension.
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04 mars 2021
In Océanie et îles
Un texte de loi de Pays va permettre de ré-organiser la filière bois en Polynésie et d'exploiter les forêts de pins des Caraïbes qui avaient été plantées il y a 40 à 50 ans par exemple aux Australes, à Tubuai ou sur le plateau de Rurutu, dans un partenariat public / privé. En effet, les propriétaires privés n' ont plus vraiment de pistes d'accès à ces parcelles forestières - ou celles-ci n' ont pas été entretenues correctement au fil des ans. Ce sera le Territoire qui rouvrira les pistes anciennes d'accès- au sein des massifs concernés. Il s'agit aussi de conventionner des scieries qui exploiteront la ressource et permettront aux propriétaires fonciers de se rémunérer sur la vente du bois coupé. Dans les années 1970, le Pays avait entrepris la mise en place d’une politique forestière ambitieuse de re-boisement en pin des Caraïbes avec trois objectifs principaux: un objectif social (fournir du travail à la population des archipels), un objectif écologique (protéger les sols contre l'érosion) et un objectif économique (réduire les importations de bois du Pays en constituant une ressource et en mettant en place une filière de bois locale de transformation du pin des Caraïbes). Aujourd’hui, ces massifs forestiers (5 300 hectares) sont arrivés à maturité ou le seront très prochainement. Une dizaine d’entreprises spécialisées dans la transformation et l'exploitation du bois de pin des Caraïbes sont actuellement en activité pour une production de 3 500 m3 de bois en 2020, mais la filière se heurte aux difficultés d’accès des pistes forestières, notamment sur le domaine foncier privé. Le gouvernement territorial a donc souhaité accompagner le développement de cette filière et d'aider les propriétaires privés de massifs forestiers en proposant une loi du Pays qui organisera l’exploitation dans un partenariat public/privé.
Le Pays légifère dans la filière bois content media
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04 mars 2021
In Océanie et îles
Pour les amateurs de surf... et ceux qui connaissent déjà Rangiroa, ne serait-ce que pour avoir plongé dans les passes de Tiputa et d'Avatoru, de jour et / ou de nuit... Ce mardi et ce mercredi 2 et 3 mars 2021. 48 surfeurs ( dont 2 femmes inscrites ), 32 en catégorie surf et 16 en bodyboard, étaient sur la ligne de départ, ce mardi, de la Air Tahiti Rairoa Horue, à Rangiroa. Sur le reef-break de la passe d'Avatoru qui a offert quelques belles séries de vagues, les stars de la glisse comme Heiarii Williams, Enrique Ariitu, Kauli Vaast, O'Neill Massin ou encore les deux surfeuses Vahine Fierro et Mihimana Braye, n'ont pas déçu et ont passé sans encombre leur série du premier tour. Les locaux ont moins bien réussi. . Heiarii WILLIAMS, double vainqueur des trials à Teahupoo, a obtenu la note de 9,83 pour un tube quasiment parfait, additionnée à un autre tube pour un score totale de 14,66? Enrique ARIITU a, de son côté, obtenu une note globale de 15.40. Enrique et Heiarii ont terminé ainsi respectivement premier et deuxième de leur série en signant au passage les deux plus gros scores de la journée, devant le 14.57 de Kauli VAAST. Kauli VAAST en pleine action dans la passe d'Avatoru. Teare TEINAORE, seul représentant en lice qualifié après une première journée, originaire de Rangiroa avec un score total de 12,43. La Air Tahiti Rairoa Horue se poursuit ce mercredi avec le lancement des séries du round 3 en surf. Début des hostilités prévu à 7 heures sur ce même spot d' heariiAvatoru.
Surf à Rangiroa avec la Air Tahiti Rairoa Horua content media
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03 mars 2021
In Océanie et îles
Art-Hine, une exposition d'artistes uniquement au féminin, à l' occasion de la journée internationale du droit des femmes le 8 mars. Pour cette exposition de vahine artistes, treize femmes ont répondu à l’appel de la galerie Winkler : Artémis, Yling Changues, Michèle Feltrin, Lovaïna Guirao, Patricia Leroux, Claire Mouraby, Mov, Maryse Noguier, Karine Roué, Jean Shelsher, Pascale Taurua, Valmigot et Tania Wursig. Certaines ont déjà exposé à la galerie et reviennent plus ou moins régulièrement comme Patricia Leroux, de retour ce mois de février après 10 ans d’absence, Pascale Taurua, Tania Wursig. D’autres font leurs premiers pas comme Yling Changues. C’est une artiste polynésienne, Yling Chang qui a pris la direction de la métropole pour ses études. Elle a, dit-elle, une vision " plus authentique que ce qui m’est renvoyé en métropole où les gens ont une connaissance limitée et superficielle de la Polynésie". Elle veut nuancer et diversifier les regards qui peuvent être portés sur la Polynésie et les Polynésiens. " Certes, les Polynésiens sont beaux, souriants, gentils, mais il n’y a pas que ça ", dit-elle sans chercher à révéler les aspects les plus sombres de la société. Elle travaille depuis près d’un an sur le thème de la démystification de la vahine, de la cause féminine et de la féminité, un thème qu’elle illustrera en mai chez Winkler à l’occasion d’une exposition individuelle, mais qu’elle commence à révéler dès aujourd’hui dans le cadre de Art-Hine. Elle a signé deux encres sur papier qui racontent ses cheminements et ses interrogations, en même temps qu'elles soulignent l' omniprésente d'une nature luxuriante.
Les expos reviennent... content media
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03 mars 2021
In Océanie et îles
Air France annonce un ajustement de son programme de vols sur la ligne Papeete/Paris. A partir du 28 mars et jusqu’au 1er mai, la compagnie aérienne passe à deux rotations par semaine. Air France annonce une adaptation de son programme de vols à partir du 28 mars, avec deux rotations par semaine entre Papeete et Paris, contre une actuellement. Les restrictions d’entrée imposées sur le territoire américain, contraignent la compagnie à maintenir son transit via Vancouver au Canada. Programme de vols du 28 mars au 1er mai : Papeete/ Paris (via Vancouver) - Vol AF075 Départ à 20h30 Les dimanches 28 mars, 4 avril, 11 avril, 18 avril, 25 avril Les mercredis 31 mars, 7 avril, 14 avril, 21 avril, 28 avril Paris/Papeete (via Vancouver) - Vol AF074 Départ à 10h10 Les mardis 30 mars, 6 avril, 13 avril, 20 avril, 27 avril Les samedis 3 avril, 10 avril, 17 avril, 24 avril, 1er mai
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02 mars 2021
In Océanie et îles
Le Tahiti et le Papeete d'antan , ceux d'avant le CEP dans les années 50, font toujours rêver. Ici aussi 70 ans après... le bar-dancing le Pitate, le quines, boîte de nuit iconique de l' époque, la Jonque, restaurant sur l' eau, l' ambiance insouciante et festive, les nuits chaudes, les orchestres de jazz, les danses tahitiennes remises au goût du jour, les concours de beauté... Tout concourt à créer de la nostalgie. plus encore quand on voit ce qui se passe actuellement.
Expo retro à Papeete content media
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02 mars 2021
In Océanie et îles
Moorea, l' île soeur. On y voit, dans le parking du golf, les plus beaux flamboyants en fleur de l' île et même des Îles du Vent, Tahiti inclus. Un arbre que l' on ne replante plus, hélas, et qui bordait les avenues du Papeete d'antan ( années 40 et 50 ) magnifiquement... Plage de l' Hôtel Sofitel Moorea
Photos de saison chaude content media
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28 févr. 2021
In Océanie et îles
Ce voyage interne à la Polynésie est notre première sortie de Tahiti depuis plus de 6 mois. C' est grâce au E-Salon du Tourisme du mois de février et à ses tarifs alléchants ( 50% du billet d'avion ) que nous nous sommes décidés à partir à la découverte d'un autre atoll des Tuamotu, chacun d'entre eux étant spécial et unique, différent de ses voisins, que ce soit par son histoire, son peuplement, ses coutumes, sa flore et sa faune. On a du mal à l' imaginer et pourtant, c'est ainsi. Bien sur, il y a des points communs à tous ces atolls, mais il y a toujours un petit quelque chose qui permet de distinguer l' un de l' autre ! Cap au nord-est donc dans quelques jours. Je profite de ce we pour faire une présentation en externe de l' atoll. UN PEU DE GEOLOGIE Kauehi est l' excroissance corallienne du sommet d'un mont volcanique sous-marin, mesurant 1535 mètres à partir du plancher océanique et vieux d'environ 55 millions d'années. UN PEU DE GEOGRAPHIE Kauehi - ou Putake en langue paumotu - est situé au plus proche de l' atoll de Taraka, à 45 kms au nord-est de Fakarava et à 460 kms de Tahiti. C' est un atoll de forme ovoïde, d'une longueur de 24 kms sur une largeur de 18 kms pour une surface de terres émergées de 15 km2. Le lagon est grand ( 320 km2 ) et accessible par une large passe navigable dite passe Arikitamiro ( de 200 mètres de large et de 9 mètres de profondeur ) La passe, le chenal et l' arrivée au village ( jetée bétonnée ) par le lagon sont balisés de jour et de nuit. L' atoll fait partie d'une vaste réserve biosphérique nommée comme telle par l' UNESCO, le classement ayant été renouvelé plusieurs fois depuis sa création, dont les dernières fois en 2006 et en 2017. Je vous renvoie au post précédent pour plus de détails. En 2017, l' atoll comptait environ 550 habitants, la plupart regroupé dans le village de Tearavero situé sur le grand motu principal à l' est. Dans le village, les bâtiments principaux ont été construits à la chaux corallienne ( pour le scellement des blocs de corail servant à monter les murs ) selon les méthodes traditionnelles en cours au 19ème siècle. Deux bâtiments sont remarquables : l' église dédiée à Saint-Marc l' Evangéliste ( ou Mareko Peata ) et la Mairie, anciennement chefferie érigée en 1884, modernisée au début du 20ème siècle, surélevée de 1 mètre 20, et qui a servi de refuge à toute la population lors des cyclones du siècle dernier ( 1903,1906 et 1983 ) et des tempêtes tropicales ou houles déferlantes plus récentes. L' atoll dispose d'un aérodrome desservi une fois par semaine par Air Tahiti depuis 2001 et accueille environ 2000 visiteurs par an. On trouve des traces de fosses à culture - ou ' maite ' en tahitien - qui témoignent d'une ancienne activité de culture parfois extensive dans les atolls des Tuamotu. Ces fosses à culture ont été introduites dans tous les atolls des Tuamotu-nord par les féroces et redoutés ( mais très organisés... ) guerriers ' Parata ' originaires de l' atoll de Ana'a dans les Tuamotu-centre / Gambier qui, au fil du 17ème siècle et de la première moitié du 18ème siècle ( en fait jusqu'à l' arrivée des missionnaires ) ont conquis les uns après les autres, les atolls du nord de l' archipel, transformant les vaincus en esclaves travaillant la terre dans ces fameuses fosses à culture, mais aussi les tuant pour leur consommation ordinaire. Je vous renvoie à mon post sur Ana'a dans VF pour plus de détails. Comment fonctionnait la fosse à culture ? il y fallait des travailleurs acharnés pour creuser le sol corallien jusque' à atteindre la lentille d'eau saumâtre. Dans une fosse de 10 mètres sur 5 mètres environ, on mélangeait de la terre végétale à de la terre sableuse, l' ensemble étant enrichi de fragments de plantes et de feuilles appropriées pour constituer un riche compost. Rien que de très classique, finalement, mais une mini-révolution sur un atoll corallien plutôt aride et peu fertile. Et là, on cultivait, indépendamment d'une fosse à l' autre, des tubercules ou des plantes alimentaires telles le ' taro ' ou le ' ape ', et arbres fruitiers comme des bananiers ou des papayers. Les cocotiers étaient plantés autour des fosses pour faire de l' ombre, mais ont trop vite prospéré, en prenant la place des cultures vivrières, elles-mêmes finalement délaissées car nécessitant une main-d'oeuvre- importante et difficile à trouver sur un atoll, sauf à avoir des esclaves par centaines comme les 'Parata ' de Ana'a ! UN PEU D'HISTOIRE L' atoll, comme ses voisins, a été jadis habité ponctuellement par des Polynésiens venus pêcher la perles, puis sans doute visité par des marchands de perles, d'autant plus que la passe très accessible de l' atoll en faisait un port de mouillage sur et agréable. Le premier Européen à avoir foulé le sol de l' atoll fut le capitaine du HMS BEAGLE, l' anglais Robert Fitz-Roy le 13 novembre 1835. Quelques années plus tard, ce fut une expédition scientifique américaine menée par le capitaine de vaisseau Charles Wilkes qui débarqua aussi sur l' atoll qui fut nommé Vincennes, d'après le nom du navire. FAUNE L' atoll est classé en tant que conservatoire biologique de haut niveau. il accueille une population endémique de Chevaliers ( ou Bécasseaux ) des Tuamotu, oiseaux migrateurs de l' hémisphère nord, dit limicoles car vivant principalement - ici en Polynésie - sur les bords de lagons, de motu et sur les récifs émergés. Le retour au Canada ou en Alaska ne se fait, pour ces oiseaux, que la seconde année de leur vie, le voyage étant épuisant malgré quelques étapes. Kauehi est aussi un site important de ponte pour les tortues marines. On y chasse la nuit - en protégeant la ressource qui n' est pas inépuisable - le crabe de cocotier, un mets délicat. A noter que le ' kaveka ' ( une sorte de grosse hirondelle de mer ) rencontrée sur deux motu de l' atoll est toujours consommé, ainsi que ses oeufs pondus à même le sol corallien. Autrefois la gestion des prélèvements sur nids et de la distribution dépendait uniquement d' un comité des anciens, respecté par tous ( ou ' tomite toohitu ' ). Désormais ce comité n' existe plus, et il s' agit plus de braconnage que d' autre chose... Comme pour les tortues ici et ailleurs, il sera difficile de faire comprendre à la population dans son ensemble que la consommation d'hirondelles de mer et de leurs oeufs n' est plus d'actualité à l' époque des goélettes apportant régulièrement la viande congelée de Nouvelle Zélande. Mais ce genre de tradition ne disparait pas si facilement, hélas ! Voyons maintenant les arguments à la décharge des Paumotu : le chien, l' hirondelle de mer ou la tortue, ainsi que leurs oeufs, sont hautement protéinés. Difficile de ne pas se servir sur place quand on réside dans une île perdue au milieu du Pacifique, non reliée à Tahiti par voie aérienne, ne voyant la goélette que 3 ou 4 fois par an, et ne pouvant compter que sur les ressources locales. Et puis pour acheter la viande importée, il faut de l' argent, une denrée rare sur un petit atoll. Consommer local est donc imparable ! UNE AUTRE COUTUME D'ANTAN Il s'agit ici de l' ancien cimetière du village de Tearavero où les tombes sont disposées d'une façon tout à fait originale.. Il est partagé en 4 zones closes bien distinctes: 1 / les hommes, mariés ou célibataires 2 / Les femmes, mariés ou célibataires 3 / les enfants morts-nés ou non baptisés à la naissance 4 / Les pestiférés, concubins ou homosexuels. Le plus extraordinaire, c'est que cette ségrégation existe toujours aujourd'hui ! En l' absence permanente d'un curé, c 'est un diacre qui officie lors des enterrements. Il a demandé à ses paroissiens de revoir leur manière d'enterrer leurs morts, mais en vain. On continue comme par le passé ! Voilà j' en ai fini avec cette longue introduction à cet atoll après les photos jointes. Départ jeudi 4 mars. Je reprendrai ce post le moment venu, pendant le séjour, j' espère, et à mon retour à Tahiti car la connexion wi-fi n' est pas toujours géniale dans les îles éloignées. Logement au Kauehi Lodge, donné comme l' un des 3 meilleurs des Tuamotu. C 'est assez inespéré, non, sur un petit atoll comme Kauehi....? Vue satellitaire de Kauehi Kauehi en 1861, dessin d'un peintre de la Marine britannique. Chevalier des Tuamotu : adulte le même : jeune adulte ( 1 an ) Le même : juvénile ( bagué ) kaveka noir Oeufs de Kaveka Mairie de Kauehi Ancienne fresque conservée après dernière restauration du bâtiment PS : Paumotu et Marquisiens restent dans leur très grand majorité pro-français dans l' âme. Ils savent ce que leur coûterait l' indépendance de la Polynésie (ou Tahiti Nui ) qui se replierait sur les Îles du Vent et certaines des Îles sous le Vent ( Raiatea et Bora-Bora ) et larguerait allègrement les autres archipels... Ceux de nos ministres qui se risquent à visiter atolls ou îles hautes marquisiennes reçoivent un accueil inoubliable qui interloque à Paris... on nous aime tant que cela ??? Dessin d'enfant de Kauehi représentant le motu aux oiseaux Dessin d' enfant de Kauehi représentant le village Kauehi sur un motu, le mythe polynésien
Echappée belle à Kauehi, atoll des Tuamotu-Nord content media
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